Lundi 26 janvier 2009


le 16-01-2009


Un autre témoignage atroce.
A l’attention de la Cour Pénale Internationale, mais aussi de nos dirigeants, soutiens inconditionnels à Israël.



A Gaza : tuée par Israël, dévorée par les chiens.
Ville de Gaza – “Mon Dieu ! Je n’ai jamais vu de scène aussi terrible” s’écrie Kayed Abou Aukal. Le médecin urgentiste n’en pouvait croire à ses yeux devant les restes de ce qui, quelques jours plus tôt, avait été Shahd, une petite fille palestinienne de 4 ans, toute potelée. Elle est morte quand un obus israélien a été tiré dans la cour de sa maison, dans le camp de réfugiés de Jabaliya, au nord de la Bande de Gaza. Lorsque ses parents ont tenté de se précipiter au secours de leur enfant, tombée à terre dans une mare de sang, une pluie de balles israéliennes les a tenus à distance. Durant les cinq jours suivants, ce qui restait de Shahd est resté dehors, voué à être déchiqueté par les chiens.

« Les chiens n’ont pas laissé intacte une seule partie de la pauvre petite » dit Abou Aukal à travers ses larmes. « Nous avons vu au cours des 18 derniers jours des scènes à fendre le cœur. Nous avons ramassé des enfants dont les corps étaient déchirés ou brûlés, mais rien qui arrive à ce point ».

Cinq jours durant, le frère de Shahd, Matar, et son cousin Mohammed, ont essayé en vain d’atteindre le corps. A chaque fois les forces d’occupation israéliennes ont tiré sur eux. Voyant le corps du petit ange mis en pièces par la meute des chiens, tous deux ont fait une ultime tentative, qui fut pour eux la dernière. Ils ont été submergés de balles israéliennes avant même d’avoir pu atteindre le corps de Shahd, s’ajoutant ainsi à une longue liste de plus de 900 Palestiniens tués par Israël depuis le 27 décembre.
Avec calme, Omran Zayda, un jeune voisin, assure que les Israéliens savaient fort bien ce qu’ils faisaient. « Ils ont chassé sa famille et l’ont empêchée d’arriver jusqu’à son corps, sachant que les chiens le mangeraient », dit-il. « Ils ne se contentent pas de tuer nos enfants, ils le font délibérément de la manière la plus haineuse et inhumaine ». Selon Zayda, les mots, et même les caméras, ne peuvent rendre compte de l’horreur de la scène. « Vous ne pourriez jamais imaginer ce que les chiens ont fait à son corps innocent » dit-il en retenant ses larmes.

Nombreux sont les Palestiniens qui insistent sur le fait que Shahd n’a pas été le premier ou l’unique cas de ce type. A Jabaliya, au moment où la famille d’Abd Radou essayait d’enterrer trois de ses morts, les forces israéliennes ont commencé à tirer sur eux, déclarent des témoins. Ils ont ensuite lâché leurs chiens vers les corps abandonnés par leurs proches en deuil qui cherchaient refuge contre les tirs israéliens. « Ce qui est arrivé est terrifiant et impensable » a commenté Saad Abd Rabou. « Nos fils mouraient sous nos yeux et on nous empêchait même de les inhumer », dit-il « Les Israéliens ont juste lâché leurs chiens vers leurs corps, comme si ce qu’ils avaient commis ne suffisait pas ».

Ola Attallah

(Source : THE PALESTINE CHRONICLE)


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Lundi 26 janvier 2009








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Lundi 26 janvier 2009

 

"Les troupes de Tsahal ne se retireront que progressivement a prévenu Ehud Olmert. On n’en attendait pas moins. Comment Israël pourrait laisser la bande de Gaza hors de contrôle alors qu’il l’occupe depuis des décennies ? Bien qu’il n’y ait plus de colonies depuis 2005, les incursions de l’armée israélienne sont fréquentes, banales … et « normales » pour l’Etat hébreu. Que ce soient les points de passage des frontières, des opérations de contrôle ou encore des répressions « ciblées » (entre 2005 et 2008, selon l’ONU, 1250 palestiniens tués, dont 222 enfants, lors de ce type d’opérations), Israël n’a jamais permis aux palestiniens de vivre en autonomie, ni en pleine souveraineté. Ce n’est pas au lendemain d’un conflit meurtrier que le gouvernement israélien va changer de politique ; au contraire, il persiste et signe. D’ailleurs il a signé avec les Etats-Unis des accords un peu particuliers…

 

Réjouissons-nous, naturellement, d’un cessez-le-feu. Il est heureux de savoir que la population palestinienne n’est plus sous le feu des bombes. Pour autant, l’histoire ne s’arrête malheureusement pas là. Avant la déclaration unilatérale israélienne d’un cessez-le-feu, le gouvernement a pris soin de remettre sur la table des négociations la question des frontières de la bande de Gaza. Méprisant les représentants officiels du peuple palestinien dans son ensemble, et de celui du peuple de Gaza en particulier, méprisant le gouvernement égyptien, Israël s’en va signer une convention avec les Etats-Unis au sujet de… la frontière égypto-palestinienne. Et pourquoi l’Allemagne ne conviendrait-elle pas d’une convention avec la Russie pour gérer la frontière entre la France et l’Espagne ?

 

Attardons-nous un moment sur le contenu – quoi que très peu révélé – de ces accords. D’après la presse israélienne, ces accords prévoient la création d’un dispositif de surveillance afin de contrôler les voies maritimes et terrestres par lesquelles la fameuse contrebande d’armes transite. Ce dispositif partirait de l’Iran et passerait par le golfe persique, le Soudan et d’autres pays. Israël a demandé quatre garanties auprès du gouvernement américain : une déclaration américaine affirmant que la communauté internationale doit empêcher la contrebande d’armes depuis l’Iran à destination des « organisations terroristes » à Gaza ; une coopération entre les services de renseignements israéliens et américains afin de localiser les voies par lesquelles transitent les armes ; une activité maritime internationale pour repérer les navires transportant les armes ; la mise en place d’un programme de développement économique dans la région, afin de réduire la motivation à participer à la contrebande. Vaste programme. Dommage que les principaux intéressés n’ont pas été conviés.

 

Une fois ratifiée par le tandem Etats-Unis - Israël, les pays européens ont été informés. Le Président Sarkozy, invité à diner en Israël peu après ainsi que les plus hauts dirigeants de cinq pays européens (Espagne, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, République tchèque), a pu rassurer son hôte quant à la position française : Israël a le droit de se défendre. Plus encore, la France lui propose son aide en se déclarant prête à envoyer des bâtiments de la Marine afin de surveiller les routes maritimes utilisées par les contrebandiers.  Pour les six dirigeants représentants l’UE, la position est quasi identique : ils se sont engagés à soutenir la lutte contre la contrebande d’armes à destination de la bande de Gaza grâce notamment à l’envoi d’observateurs et à la mise en place d’outils de détection de tunnels. Après cela, il y a quand même un lot de consolation pour l’UE: Israël lui propose de signer un accord de coopération dans le domaine de la lutte contre la contrebande d’armes, semblable à celui signé entre Israël et les Etats-Unis. Ce ne sera pas l’original mais l’UE a l’habitude de jouer des rôles politiques de second plan dans cette région…

 

Ainsi, malgré le cessez-le-feu, Israël se réserve le droit d’intervenir comme il l’entend et de cogérer la région du Proche-Orient avec les Etats-Unis. Il ne faut pas que le monde se tranquillise à l’idée d’une cessation des combats. De surcroit, il est nécessaire de trouver les moyens de contrôler aussi les activités du gouvernement israélien dans les territoires encore occupés, à la lumière du droit international mais aussi sous la contrainte de menaces fermes de la part de la communauté internationale, en particulier celles de l’UE.

 

Au sujet de la contrebande, dont pour l’instant nous savons peu de chose, en dehors de l’écho des services de la Défense du gouvernement israélien via la presse israélienne, il était quand même prévisible, pour un gouvernement aussi bien informé que celui de Tel-Aviv,  qu’un million et demi d’êtres humains, soumis à un blocus despotique, puisse trouver des alternatives pour ne pas mourir de faim. C’est un peu monter en épingle de croire que les tunnels confirmés par Israël et l’Egypte à la fois servent à armer le Hamas jusqu’aux dents… Beaucoup de témoignages font état de nourriture, médicaments ou fioul transitant par ces canaux. La responsabilité de ce gruyère souterrain revient aux Etats du Conseil de Sécurité de l’ONU puis de l’UE qui ont courageusement coupé les vivres à la bande de Gaza, qui compte, rappelons-nous, une forte population réfugiée (environ un million).

 

Espérons donc, avant toute chose, que ce blocus honteux soit levé, de façon à ce qu’un dialogue puisse émerger. Car, si nous revenons aux origines de la trêve rompue, la première violation a été de maintenir le blocus sur la bande de Gaza, plongeant depuis plus de deux ans la population  dans des conditions de vie inacceptables. "

 
Myriam B.
Acteur associatif

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Lundi 26 janvier 2009

Le 19 janvier 2009

De Gaza, le journaliste palestinien Rami Almeghari (*) exprime ici, après trois semaines de cruautés israéliennes, l’écœurement qu’il ressent, à l’égard de l’attitude des chefs d’Etats et de leurs diplomates vis-à-vis du drame vécu par la population civile assiégée.



Silvia Cattori : Tzipi Livni a signé ce 16 janvier, avec Condolezza Rice, une trêve qui ressemble à un véritable piège pour Gaza !? Cela n’est-il pas porteur de nouveaux malheurs ?


Rami Almeghari :
Ce qui se dit au-dehors sur notre réalité, pendant que le monde regarde Israël semer la mort et la terreur, sans réagir avec fermeté, m’a laissé écœuré et amer.

Mon cœur saigne devant cette agression odieuse, insupportable, et le maintien de ce blocus militaire qui fait souffrir notre peuple.


Pourquoi les grandes puissances ont-elles laissé Israël massacrer un peuple emprisonné et totalement démuni durant trois semaines ? Nous sommes des êtres humains. Pourquoi une pareille injustice est-elle acceptée ?


Je ne vous parle pas ici en journaliste, mais en simple personne humaine. Pourquoi une si immense injustice a-t-elle été infligée à des civils, à toute une nation ?

C’est terrible. Les politiciens du monde sont resté absents ; ils ont ainsi donné le feu vert à Israël, et ils décrivent Gaza comme si c’était un pays, un gouvernement. Ils ne viennent pas voir ce que Gaza est en réalité. Nous vivons dans des petits camps de réfugiés, dans de petites bicoques, des petits faubourgs, dans de petites villes.


Pourquoi tous ces politiciens qui soutiennent objectivement Israël et donnent, au-dehors, une image déformée de la réalité ne viennent-ils pas voir ici comment nous vivons, dans quelle insécurité, dans quel dénuement, dans quelle indigence ?


Nous vivons entassés sur une petite langue de terre qui ne fait que 40 kilomètres et les missiles pleuvent sur nous. Nous sommes intoxiqués par la pollution due à ces armes ; cela nous suffoque, atteint nos enfants dans leur santé. Où sont les écologistes du monde ? Les avez-vous entendus protester pour ce désastre écologique ?


Les Israéliens disent qu’ils vont arrêter le feu, mais le feu continue !Vous entendez-vous-même en ce moment les bombes, le bruit des explosions qui terrorisent nos enfants. Pourquoi infliger tant de persécutions à un peuple entier ?


Ce n’est pas une armée qu’ils bombardent. Toute maison est une cible potentielle pour leurs avions de guerre et leurs chars. Tout cela est si terrible, si révoltant. Tous ces gens qui ont été décimés par la pluie de bombes déversée sur nos têtes n’étaient pas des combattants. Plus de 80% des blessés et tués sont des civils !

C’est une absolue injustice que l’on nous inflige.


En Israël, les gens font toute une histoire au sujet des roquettes du Hamas. C’est de la désinformation. Il ne faut pas les croire ! Ces roquettes artisanales ne font que des dommages dérisoires. Elles ont fait 6 victimes israéliennes alors que les missiles israéliens ont tué pendant ce temps plus de 1’300 Palestiniens.

Quel genre de justice et de démocratie le monde prétend-il défendre ? Est-ce un traitement qui a quelque chose à voir avec la justice, celui que nous subissons ? C’est absolument injuste !


La couverture de cette guerre par nombre de médias internationaux me laisse aussi complètement écœuré. Le devoir de tout journaliste devrait être de se situer aux côtés de la victime. C’est le contraire qui se passe.

Ce que nous subissons en ce moment, au vu et au su du monde entier, est du jamais vu ; même pas lors de la seconde guerre mondiale. Dans quel genre de monde vivons-nous ? Où allons-nous ? Vers un monde de cruauté, le monde de la jungle ?


Pourquoi le monde entier se préoccupe-t-il uniquement de la sécurité d’Israël alors qu’il y a un peuple, ici, qui vit sous une très cruelle et brutale occupation et qui n’a aucune sécurité ? Le sang des civils est versé chaque jour en Palestine, des enfants sont tués chaque jour sous les yeux de leurs parents impuissants ; et qui s’en préoccupe ?


Chaque jour de l’année les soldats israéliens attaquent ce peuple et, maintenant, le monde entier se laisse convaincre que le problème ce sont ces roquettes artisanales inoffensives du Hamas qui seraient une menace pour Israël ! En ce moment toute la diplomatie se mobilise au sujet de faux problèmes - le soi-disant trafic d’armes - sous la pression de notre agresseur.


Avec tout ce dont nous souffrons déjà, nous devons maintenant entendre dire des choses très offensantes de la part de ces Etats occidentaux qui se disent prêts à envoyer des armes, des missiles, des navires de guerres, des troupes sur la frontière pour prévenir une soi-disant contrebande d’armes à Gaza.


Mais de quoi parlent-ils ? Gaza, est-ce un pays ? La France, l’Allemagne, la Grande Bretagne se disent prêts à venir surveiller les frontières. La minuscule bande de Gaza, est-elle un Etat pour dépêcher toute une armada ?

Tout cela est folie. Gaza n’est qu’un petit territoire, avec de pauvres gens, coupés du monde, laissés sans armes réelles et sans armée, qu’Israël peut exterminer à sa guise. Gaza, ce sont des pauvres gens qui attendent de pouvoir revenir chez eux et qui, en attendant, font ce qu’ils peuvent pour se tenir debout malgré les coups et les humiliations qu’Israël leur inflige.


Ce n’est pas vrai qu’il y a des armes iraniennes qui entrent ; c’est impossible. C’est de la désinformation qui sert la stratégie militaire d’Israël. Israël et l’Egypte maintiennent Gaza sous contrôle strict, tous les passages sont fermés. Gaza est bouclée. Les tunnels ont été un pis-aller pour la contrebande de marchandises, et ce qui entre est sous le contrôle de l’Egypte.

Silvia Cattori : Comment les Palestiniens pourront-ils se réconcilier avec ceux qui ont travaillé pour « l’autre côté » ? Tout indique qu’une faction du Fatah, Mahmoud Abbas, ses ambassadeurs, ont collaboré ouvertement avec Israël pour affaiblir le Hamas. Ils continuent d’avoir le beau rôle, sont présentés comme les « modérés » à qui l’Occident peut parler face aux « extrémistes ». N’ont-ils pas intérêt à ce que le Hamas sorte décimé de cette guerre féroce ?


Rami Almeghari :
Mahmoud Abbas est dépassé, hors jeu. Il a été mis dans un coin, isolé par Israël et les Etats-Unis. Il a été piégé. Il a été installé par eux dans son fauteuil. Et maintenant ils le pressurent en même temps que le Hamas. Ils sont maintenant en train d’accentuer les divisions entre le Hamas et Abbas. Ils ont réussi, malheureusement. Avec l’aide de quelques partenaires arabes, comme celui qui a la plus grande base militaire US.


Il y a une contradiction dans la position des pays arabes, comme cela s’est vu dans le dernier sommet extraordinaire au Qatar. D’un côté ils ont des relations normales avec Israël ; d’un autre ils disent qu’ils soutiennent la résistance ; ce n’est pas vrai. Quand on dit aider la Palestine on doit tendre les bras à Gaza et libérer la Palestine. Pas avoir un pied de chaque côté. C’est une période extrêmement critique. Le devoir de ceux qui prétendent soutenir la cause palestinienne est de la soutenir sans aucune ambiguïté.

La guerre menée par Israël contre les Palestiniens n’est pas un jeu. C’est une vraie guerre contre une nation, contre tous les principes de justice. Elle a un impact catastrophique sur nous.


Silvia Cattori :
Vous voulez dire que certaines forces qui prétendent vous aider travaillent en réalité à vous faire perdre ? Du reste, les déclarations de Bernard Kouchner, disant que la France ne parle pas au Hamas mais à Abbas, ou la rencontre de Tzipi Livni avec Condolezza Rice, ne démontrent-elles pas que les grandes puissances ne sont pas sorties de ce jeu pervers où Israël a le beau rôle ; où il peut étaler ses soutiens, dire qu’il a gagné cette guerre et que vous êtes seuls ?


Rami Almeghari :
Vous avez raison, d’une certaine façon. Nous sommes isolés. Les grandes puissances européennes nous isolent par les punitions qu’elles nous imposent, en donnant raison à Israël, par leur lâcheté à notre égard. De nombreux pays montrent qu’ils ne sont pas avec le peuple palestinien, qu’ils se moquent bien de nous, qu’ils soutiennent Israël.


La cause palestinienne est très importante ; elle est aujourd’hui à un carrefour. Il est indispensable que les Palestiniens s’unissent pour définir une position commune face à ce monde qui veut les diviser.


Silvia Cattori :
Ces derniers jours, j’ai pu observer les positions idéologiques de Leila Shahid et d’Elias Sambar, très sollicités par les médias. On comprend qu’ils ne seraient pas vraiment affectés par la mise hors jeu du Hamas. Ils ne condamnent pas Abbas quand il blâme le Hamas. De fait, on comprend qu’ils composent avec les Etats qui veulent préserver les acquis d’Israël. Quelle est votre opinion à ce sujet ?


Rami Almeghari :
Le mandat d’Abbas est terminé depuis le 9 janvier. Il se conduit comme s’il était toujours le président d’un pays. Mais il ne dispose pas d’un pays. Maintenant, il devrait agir non pas comme s’il était Président mais comme un leader politique gravement préoccupé par les souffrances de son peuple, toutes tendances politiques confondues. Il devrait soutenir son peuple victime d’Israël. Il a échoué à le faire jusqu’ici. Il devrait se placer comme un leader qui combat l’occupation et le siège imposé à Gaza par Israël. Ce n’est pas le moment de condamner le Hamas. La guerre n’est pas menée par Israël contre le Hamas. Par son attitude Abbas participe à la guerre de propagande que mène l’agresseur israélien. Une propagande qui justifie la guerre d’Israël contre des civils à Gaza.

Silvia Cattori :
Voyez-vous maintenant ce qui va suivre ? Est-ce le pessimisme qui prévaut ?


Abbas doit exercer des pressions sur ses partenaires arabes et occidentaux afin de forcer Israël à stopper immédiatement le massacre des Palestiniens. Je le répète. C’est une guerre contre les civils pas contre le « diable » que désigne Israël. Abbas doit insister auprès des Etats-Unis et de l’Union européenne pour revenir aux racines du conflit.


Croyez-moi, la situation ici est terrible. Nous sommes fatigués de tout ce à quoi nous assistons et qui se retourne sans arrêt contre notre peuple. Les gens ont besoin de savoir qu’ils ne sont pas isolés, qu’il y a dans le monde des êtres humains sincères qui les soutiennent, qui veulent vraiment les aider efficacement, qui veulent vraiment que leur aide puisse avoir un réel impact sur le terrain.


Rami Almeghari : Ce n’est pas une question d’optimisme ou de pessimisme. C’est une question de faits sur le terrain. Je suis optimiste par nature. Il ne s’agit pas de sentiments. Mais de faits, de choses qui sont en train de se dérouler sous nos yeux. Il y a en ce moment une grande manœuvre pour saper la cause palestinienne, et il y va de l’état de santé des gens, de la détresse des enfants, de leur survie. Toutes ces questions sont vitales. Nous sommes face à de grands dangers.


Propos recueillis le 17 janvier 2009, par Silvia Cattori


(SOURCE : http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=11894))

 

 



 
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Lundi 26 janvier 2009


Un député irlandais du Sinn Fein mis en cause par le centre Simon Wiesenthal pour avoir comparé au nazi Joseph Goebbels un homologue juif défendant l'offensive israélienne à Gaza, a refusé lundi de présenter ses excuses.

Le Centre Simon Wiesenthal, association de lutte contre l'antisémitisme dont le siège européen est à Paris, a demandé au Premier ministre irlandais Brian Cowen de "condamner publiquement" les propos du député du Sinn Fein, Aengus O'Snodaigh, et de "présenter ses excuses au nom du gouvernement irlandais" auprès de l'autre député, Alan Shatter.


L'incident s'est produit mercredi alors que M.. Shatter et l'ambassadeur d'Israël en Irlande, Zion Evrony, justifiaient devant des députés l'offensive de l'armée israélienne à Gaza en rejetant la responsabilité du conflit sur le Hamas.


"Goebbels aurait été fier de cette logique tordue et de ces demi-vérités", avait alors déclaré M. O'Snodaigh, faisant allusion au ministre de la propagande d'Adolf Hitler.


Interrogé par l'AFP, M. O'Snodaigh a estimé qu'il n'avait pas à présenter d'excuses pour des propos ne présentant, selon lui, aucun caractère antisémite.


"Je connais des Juifs dans le monde entier qui seraient scandalisés par la récente propagande des Israéliens et leurs actions à Gaza", a-t-il commenté.


"L'antisémitisme est mauvais et je ne l'excuserai jamais", a ajouté le député du Parti nationaliste irlandais. "Mon propos était plus spécifique: si on essaie de justifier l'injustifiable par le biais de la propagande, alors Joseph Goebbels était le maître de la propagande puisqu'il est parvenu pendant plusieurs années à cacher la réalité aux gens concernant l'Holocauste" , a-t-il plaidé.


"Je n'ai pas dit qu'ils (Israël) étaient des nazis, ou qu'ils exterminaient des Palestiniens, ce n'est pas moi qui ai comparé la bande de Gaza à des camps de concentration, d'autres l'ont fait avant moi", a-t-il relevé. "De tous les peuples, les gens de confession juive sont les mieux placés pour comprendre combien il est nocif d'essayer de se cacher derrière des mots lorsque des enfants sont victimes de bombardements aériens".


"Mes plus plates excuses vont aux Palestiniens si mes commentaires ont détourné l'attention du massacre, ce serait mon seul regret", a conclu le député.


"Cet incident est une violation des engagements irlandais à lutter contre le racisme et contre la banalisation de l'Holocauste" , s'est pour sa part indigné le Centre Wiesenthal dans une lettre ouverte au Premier ministre irlandais.L' association relève également que ces propos ont été adressés au seul député juif du Parlement irlandais, et se demande s'il s'agit d'une "coïncidence" .

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